Doux Souvenir – Mendelssohn

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[4.5/5]
Doux Souvenir de Felix Mendelssohn au pianoJ’aime les romances. Mais pas au cinéma. Plutôt au piano. Celles de Mendelssohn particulièrement, et c’est d’ailleurs la deuxième Romance Sans Paroles que j’enregistre. Si vous l’avez manquée, je vous invite donc à aller faire un tour sur la Barcarolle, vous y trouverez en prime quelques infos palpitantes sur ces romances et leur compositeur.

Doux Souvenir : beaucoup de majeur mais aussi un peu de mineur, faut quand-même pas exagérer

Romances Sans Paroles Op. 19 - CouvertureTout premier morceau du tout premier recueil (Op. 19) des Romances Sans Paroles de Felix Mendelssohn, Doux Souvenir est un Andante con moto en Mi majeur. La classe. En d’autres terme, il s’agit d’un tempo modéré (andante) mais pas trop quand-même (on y va en moto). Le mode majeur, plutôt rare dans mes choix musicaux, contribue à la douceur de ce Souvenir. Mais fort heureusement, le mineur arrive à point nommé au milieu du morceau.

Un doux souvenir certes, mais plutôt balèze

Doux Souvenir - Mendelssohn - Romances Sans Paroles - Partition pianoContrairement à la Barcarolle du deuxième recueil, cette romance sans paroles n’est pas d’un abord des plus simples. Pour commencer, les arpèges double-crochés demandent une bonne régularité à une vitesse soutenue. Ils rendent par ailleurs le déchiffrage complexe car ils sont nombreux, varient beaucoup, et sont répartis entre les deux mains. Déjà bien occupée par la moitié de ces arpèges, la main droite n’a aucun répit car elle a pour autre mission de faire ressortir la mélodie en accentuant le toucher des deux derniers doigts. La main gauche, afin d'éviter toute jalousie, se voit également confier un deuxième job à haute responsabilité : la gestion des basses. Enfin, tonalité de Mi oblige, les 4 dièses à la clé nous compliquent quelque peu la tâche. Pourquoi les compositeurs n’utilisent-il pas systématiquement un bon vieux Do ? Snobisme ? Elitisme ? Ou tout simplement génie ? N’oublions pas que l’ami Schumann disait de son copain Felix qu’il était un véritable dieu…

Mendelssohn, je lève les yeux vers lui comme vers une haute cime. C'est un véritable dieu. — Robert Schumann

Allez c’est l’heure, on se lance. J’ai pas mal transpiré pour arriver à produire une interprétation à peu près clean. Je garderai longtemps en mémoire le pas-si-doux souvenir d’un effort auquel le résultat rend à peine justice, et ce surtout grâce à mon nouveau piano !

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Une pensée sur “Doux Souvenir – Mendelssohn

  1. flamant

    beau son de piano, rondeur droit au cœur , oui vraiment chapeau, il te va bien croqueur, de notes de sentiments, on suit tes élans, emportés par le vent qui souffle devant. bises

    Répondre

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